Bien-ĂȘtre Food Lifestyle

🌿 DĂ©tox : comment soutenir naturellement les fonctions d’élimination de l’organisme ?

13 septembre 2026

DĂ©tox de printemps, cure d’automne, drainage du foie, plantes dĂ©puratives
 Le mot « dĂ©tox » est devenu tellement marketing qu’on ne sait parfois plus trĂšs bien ce qu’il recouvre.

D’un cĂŽtĂ©, on trouve des programmes promettant de « nettoyer » l’organisme en quelques jours Ă  grands renforts de jus verts et de poudres miracles. De l’autre, un discours qui balaie parfois complĂštement le concept sous prĂ©texte que « le foie et les reins savent trĂšs bien faire leur travail tout seuls ».

Comme souvent, je trouve la réalité beaucoup plus nuancée.

Je m’intĂ©resse depuis longtemps Ă  la naturopathie et, au fil de mes lectures et de mes Ă©changes avec des praticiens de santĂ© travaillant Ă©galement en micronutrition et en mĂ©decine fonctionnelle, j’ai appris Ă  voir la dĂ©tox non pas comme un grand nettoyage express de l’organisme, mais plutĂŽt comme une façon de soutenir ses mĂ©canismes naturels de transformation et d’élimination.

Alors, Ă  quoi correspondent rĂ©ellement ces mĂ©canismes ? Peut-on les accompagner par l’alimentation ? Quelle place donner aux plantes ? Et faut-il vraiment faire une cure Ă  chaque changement de saison ?

On fait le point.

đŸŒ± La dĂ©toxification : un processus qui existe vraiment

Commençons par un point essentiel : la dĂ©toxification n’est pas une invention de la naturopathie.

Notre organisme est confrontĂ© quotidiennement Ă  une multitude de molĂ©cules qu’il doit transformer, utiliser ou Ă©liminer : dĂ©chets produits par notre propre mĂ©tabolisme, alcool, mĂ©dicaments, hormones, polluants ou autres substances provenant de notre environnement.

Le foie joue un rĂŽle majeur dans ce travail de biotransformation.

Certaines molĂ©cules, notamment lorsqu’elles sont liposolubles, doivent ĂȘtre transformĂ©es en composĂ©s plus facilement Ă©liminables. Plusieurs familles d’enzymes interviennent dans ce processus.

On parle souvent de :

Phase I : la transformation

Des enzymes, notamment celles de la famille des cytochromes P450, modifient les molécules.

Phase II : la conjugaison

D’autres rĂ©actions permettent de rendre ces composĂ©s gĂ©nĂ©ralement plus hydrosolubles afin de faciliter leur Ă©limination. On retrouve notamment les voies de glucuronidation, sulfation ou conjugaison au glutathion.

Phase III : le transport et l’élimination

Les métabolites sont ensuite transportés puis évacués principalement par la bile et les selles ou par les reins et les urines.

Donc oui : notre corps « détoxifie » réellement en permanence.

🌿 Les fameux « Ă©monctoires » en naturopathie

En naturopathie, on emploie traditionnellement le terme Ă©monctoires pour dĂ©signer les organes et systĂšmes participant Ă  l’élimination.

On cite généralement :

  • le foie,
  • les intestins,
  • les reins,
  • les poumons,
  • la peau.

Le foie et les reins occupent Ă©videmment une place centrale sur le plan physiologique, tandis que les intestins permettent notamment l’élimination de substances prĂ©sentes dans la bile.

La peau et les poumons possĂšdent eux aussi des fonctions d’élimination, mĂȘme si leur rĂŽle n’est pas comparable Ă  celui du foie ou des reins.

La vision naturopathique consiste donc moins, selon moi, Ă  « laver » ces organes qu’à crĂ©er un contexte favorable Ă  leur bon fonctionnement : alimentation, hydratation, transit, mouvement, sommeil, gestion du stress et parfois utilisation ciblĂ©e de plantes.

C’est cette interprĂ©tation de la dĂ©tox qui me semble aujourd’hui la plus intĂ©ressante.

🔬 Et du cĂŽtĂ© de la mĂ©decine fonctionnelle et de la micronutrition ?

C’est là que les frontiùres deviennent finalement moins nettes qu’on pourrait le croire.

La mĂ©decine fonctionnelle et la micronutrition s’intĂ©ressent notamment Ă  la biotransformation hĂ©patique, aux expositions environnementales, au microbiote, Ă  l’état nutritionnel et aux cofacteurs nĂ©cessaires aux diffĂ©rentes rĂ©actions mĂ©taboliques.

Certains micronutriments, acides aminĂ©s et composĂ©s vĂ©gĂ©taux participent effectivement aux rĂ©actions enzymatiques de l’organisme.

Cela ne signifie évidemment pas que prendre une poignée de vitamines va miraculeusement « booster sa phase II ».

Mais cela rappelle quelque chose d’assez logique : le fonctionnement normal de nos cellules dĂ©pend aussi de notre statut nutritionnel.

L’approche la plus intĂ©ressante n’est donc probablement pas de chercher le complĂ©ment dĂ©tox le plus puissant, mais de s’assurer que notre alimentation apporte suffisamment de protĂ©ines, vitamines, minĂ©raux, fibres et phytonutriments.

đŸ„Š L’assiette, premiĂšre Ă©tape d’une dĂ©tox douce

Si je devais aujourd’hui commencer quelque part pour soutenir naturellement ces fonctions, ce serait beaucoup moins spectaculaire qu’une cure en ampoules :

manger varié, coloré et végétal.

Certains aliments sont particuliÚrement intéressants.

Les légumes crucifÚres

Brocoli, chou-fleur, chou kale, chou de Bruxelles, roquette, radis


Ils contiennent notamment des glucosinolates, à partir desquels sont formés différents composés bioactifs, dont les isothiocyanates et le sulforaphane.

Ces substances sont étudiées pour leur influence sur certaines enzymes impliquées dans les mécanismes de biotransformation et de défense cellulaire.

Des essais chez l’humain ont d’ailleurs observĂ© que la consommation de lĂ©gumes crucifĂšres pouvait modifier l’activitĂ© de certaines enzymes de conjugaison.

Cela ne signifie évidemment pas que manger un kilo de brocoli va « nettoyer son foie ».

Comme toujours, c’est l’alimentation globale et la rĂ©gularitĂ© qui comptent.

Les aliments riches en composés soufrés

Ail, oignon, poireau, Ɠufs, choux


Les composés soufrés et certains acides aminés contenant du soufre participent à différents processus métaboliques.

C’est aussi une bonne raison de ne pas imaginer la dĂ©tox comme trois jours exclusivement composĂ©s de jus de lĂ©gumes.

Le foie a également besoin
 de nutriments.

Les fruits et légumes colorés

Fruits rouges, agrumes, herbes aromatiques, épices, légumes verts


Polyphénols, caroténoïdes et autres composés végétaux participent à notre systÚme de défense antioxydant.

Plus que de chercher LE superaliment dĂ©tox, j’aime donc appliquer une rĂšgle trĂšs simple :

mettre beaucoup de couleurs différentes dans mon assiette.

🍳 Et les protĂ©ines ?

C’est un point que l’on oublie souvent dans les cures dĂ©tox trĂšs restrictives.

Certaines rĂ©actions de conjugaison utilisent des acides aminĂ©s et le glutathion est lui-mĂȘme constituĂ© de trois acides aminĂ©s : glutamate, cystĂ©ine et glycine.

Une alimentation apportant suffisamment de protĂ©ines fait donc partie d’une alimentation Ă©quilibrĂ©e permettant Ă  l’organisme de fonctionner normalement.

Encore une raison pour laquelle je suis assez réservée sur les cures uniquement composées de jus.

Un bouillon, des lĂ©gumes ou un jus peuvent trĂšs bien faire partie d’une alimentation lĂ©gĂšre.

Mais « détoxifier » ne signifie pas sous-alimenter son organisme.

đŸŒŸ Ne pas oublier les fibres et le transit

Le foie peut transformer certains composés et les diriger vers la bile
 encore faut-il ensuite les éliminer.

C’est là que l’intestin entre en jeu.

Les fibres contribuent au fonctionnement normal du transit et nourrissent également une partie de notre microbiote.

Je mise donc réguliÚrement sur :

  • les lĂ©gumes,
  • les fruits,
  • les lĂ©gumineuses,
  • les cĂ©rĂ©ales complĂštes,
  • les graines,
  • les noix et les amandes.

En cas de transit paresseux, je trouve plus pertinent de commencer par travailler sur l’alimentation, l’hydratation, le mouvement et Ă©ventuellement le microbiote plutĂŽt que de multiplier les produits laxatifs ou drainants.

💧 Boire suffisamment

Les reins filtrent en permanence le sang et participent Ă  l’élimination de nombreuses substances dans les urines.

Pas besoin pour autant de boire quatre litres d’eau par jour pour les « rincer ».

Une hydratation adaptée suffit.

Eau, tisanes, thĂ©, bouillons
 tout cela peut participer Ă  l’hydratation quotidienne.

Personnellement, j’aime aussi beaucoup les infusions de plantes, notamment aux changements de saison. Elles font partie de ces petits rituels faciles Ă  intĂ©grer lorsque j’ai envie de remettre un peu d’ordre dans mes habitudes.

🌿 Quelle place pour les plantes dĂ©tox ?

C’est probablement ici que l’approche naturopathique prend tout son sens.

Artichaut, chardon-Marie, radis noir, pissenlit
 certaines plantes possĂšdent une trĂšs longue tradition d’utilisationautour de la digestion et de la sphĂšre hĂ©patobiliaire, et certaines ont Ă©galement fait l’objet de recherches scientifiques.

L’artichaut

La feuille d’artichaut est traditionnellement utilisĂ©e pour accompagner la digestion, notamment en cas de sensation de lourdeur, de ballonnements ou de digestion difficile.

L’Agence europĂ©enne des mĂ©dicaments reconnaĂźt notamment cet usage traditionnel dans certains troubles digestifs.

En naturopathie, l’artichaut est aussi trĂšs souvent utilisĂ© pour accompagner la sphĂšre hĂ©patobiliaire.

Le chardon-Marie

C’est probablement LA plante que l’on associe au foie.

Son principal complexe actif est la silymarine.

Elle fait l’objet de nombreux travaux, notamment dans le domaine hĂ©patique. Les rĂ©sultats des essais cliniques restent variables selon les situations Ă©tudiĂ©es et elle ne doit Ă©videmment pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un traitement d’une maladie du foie.

Mais cela n’empĂȘche pas le chardon-Marie d’avoir une longue tradition d’utilisation en phytothĂ©rapie.

La distinction me paraĂźt importante :

usage traditionnel et donnĂ©es intĂ©ressantes ≠ traitement mĂ©dical d’une pathologie hĂ©patique.

Le radis noir

Autre grand classique de la naturopathie, notamment utilisé pour accompagner la digestion et la fonction biliaire.

Le radis noir appartient lui aussi Ă  la famille des crucifĂšres et contient des glucosinolates.

Les données cliniques sont plus limitées, mais il reste une plante trÚs présente en phytothérapie et en naturopathie.

Le pissenlit

Le pissenlit est lui aussi traditionnellement utilisĂ©, notamment pour accompagner les fonctions digestives et l’élimination urinaire selon la partie de la plante employĂ©e.

Et contrairement Ă  ce que peuvent parfois laisser penser les mĂ©langes « dĂ©tox XXL », il n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire d’associer dix plantes diffĂ©rentes pour qu’une cure soit intĂ©ressante.

đŸ›ïž Les produits que j’utilise ou que j’ai dĂ©jĂ  testĂ©s

Quand j’ai envie d’accompagner une pĂ©riode de dĂ©tox, je prĂ©fĂšre aujourd’hui choisir une formule ciblĂ©e plutĂŽt que de multiplier les complĂ©ments.

Voici quelques rĂ©fĂ©rences dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© sur We Are Green ou issues de marques que j’utilise rĂ©guliĂšrement.

🌿 Le Chardon-Marie Bio Nutri&Co*

Je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© du Chardon-Marie de Nutri&Co et j’aime beaucoup la simplicitĂ© de sa formule.

Il contient un extrait de chardon-Marie bio titré à 80 % minimum de silymarine, avec 256 mg de silymarine pour deux gélules.

C’est typiquement le genre de produit que je prĂ©fĂšre : une plante clairement identifiĂ©e, un extrait standardisĂ© et un dosage indiquĂ©, plutĂŽt qu’un mĂ©lange trĂšs long dans lequel il devient difficile de savoir quelle quantitĂ© de chaque actif on consomme.

đŸŒ± Le Complexe Chardon-Marie Sunday Natural

Autre possibilitĂ© chez une marque que j’utilise rĂ©guliĂšrement : le Complexe Chardon-Marie de Sunday Natural. 10€ offerts sur ta premiĂšre commande, 50€ minimum.

La philosophie est diffĂ©rente puisqu’il associe quatre plantes traditionnellement utilisĂ©es autour de la sphĂšre digestive : chardon-Marie, artichaut, gentiane et pissenlit. L’extrait de chardon-Marie est standardisĂ© Ă  80 % de silymarine et celui d’artichaut Ă  5 % de cynarine.

Je trouve cette formule particuliĂšrement intĂ©ressante pour celles qui prĂ©fĂšrent l’approche naturopathique des plantes amĂšres associĂ©es plutĂŽt qu’un extrait unique.

💚 OligodĂ©tox des Laboratoires OligosantĂ©

C’est un produit dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© et que j’avais personnellement apprĂ©ciĂ©.

OligodĂ©tox est une formule beaucoup plus complĂšte puisqu’elle associe 25 actifs : extraits de plantes, vitamines, minĂ©raux, acides aminĂ©s et autres substances nutritionnelles. On y retrouve notamment du chardon-Marie titrĂ© en silymarine, de l’artichaut apportant de la cynarine, du curcuma, du romarin, de la spiruline et de la taurine.

Je le considĂšre davantage comme une cure micronutritionnelle globale qu’un simple complĂ©ment de phytothĂ©rapie ciblĂ©.

C’est Ă©galement un bon exemple du fait qu’il existe plusieurs façons d’aborder une cure : une seule plante trĂšs dosĂ©e ou, au contraire, une association de micronutriments et d’extraits vĂ©gĂ©taux.

đŸȘ„ La Brush & Glow d’Aime*

Ce n’est pas un complĂ©ment alimentaire, mais j’aime aussi accompagner ces pĂ©riodes d’un peu plus de soins corporels.

J’utilise notamment la Brush & Glow d’Aime, une brosse destinĂ©e au brossage Ă  sec du corps, dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© sur le blog.

Quelques minutes avant la douche suffisent.

Personnellement, j’aime surtout le massage, l’exfoliation et la sensation de peau beaucoup plus douce aprĂšs le brossage. Je trouve que c’est un joli rituel Ă  intĂ©grer dans une pĂ©riode oĂč l’on prend davantage soin de soi.

Je prĂ©fĂšre en revanche ne pas prĂ©senter le brossage Ă  sec comme une mĂ©thode capable, Ă  lui seul, de « dĂ©toxifier » l’organisme : pour moi, il reste avant tout un geste de massage et de soin du corps.

Mon principe aujourd’hui : je ne prends pas tous ces complĂ©ments simultanĂ©ment. Je choisis plutĂŽt une approche en fonction du moment, de mes besoins et de ce que je souhaite travailler.

La base reste toujours la mĂȘme : alimentation, hydratation, transit, mouvement et sommeil.

⚠ Naturel ne signifie pas anodin

C’est probablement l’un des points sur lesquels je suis devenue la plus vigilante.

Une plante qui possÚde une activité physiologique peut aussi :

  • ĂȘtre contre-indiquĂ©e dans certaines situations,
  • interagir avec un mĂ©dicament,
  • ĂȘtre dĂ©conseillĂ©e pendant la grossesse ou l’allaitement,
  • poser problĂšme en cas de calculs ou d’obstruction des voies biliaires,
  • ne pas convenir Ă  certaines pathologies.

Les plantes agissant sur la sphÚre hépatobiliaire ne sont donc pas forcément quelque chose que je prendrais au hasard simplement parce que nous sommes au printemps.

Et plus n’est pas toujours mieux.

Associer simultanément artichaut + radis noir + pissenlit + chardon-Marie + curcuma + plusieurs complexes de micronutrition ne garantit absolument pas une meilleure cure.

Je préfÚre une approche ciblée et adaptée au terrain, et demander conseil lorsque cela me semble nécessaire à un professionnel correctement formé en phytothérapie, micronutrition ou naturopathie.

🌾 Pourquoi les changements de saison restent intĂ©ressants

Doit-on absolument faire une cure dĂ©tox au printemps et Ă  l’automne ?

Non.

Mais j’aime malgrĂ© tout cette notion trĂšs naturopathique de rythme saisonnier.

Pas parce que le foie attendrait le 21 mars pour se remettre au travail !

Simplement parce que les changements de saison sont de bons moments pour faire le point.

Aprùs l’hiver, on peut avoir envie de :

  • remettre davantage de lĂ©gumes frais dans son alimentation,
  • bouger davantage,
  • profiter de la lumiĂšre,
  • diminuer les repas trĂšs riches,
  • retrouver un meilleur transit.

AprĂšs l’étĂ©, il peut ĂȘtre agrĂ©able de :

  • rĂ©duire les apĂ©ros et l’alcool,
  • retrouver des horaires rĂ©guliers,
  • reprendre le sport,
  • cuisiner davantage,
  • retrouver un sommeil plus structurĂ©.

Pour moi, c’est aussi cela une dĂ©tox :

créer une période de transition qui aide à revenir vers de bonnes habitudes.

đŸ· Commencer par diminuer ce qui demande beaucoup de travail Ă  l’organisme

Avant mĂȘme de se demander ce que l’on peut ajouter, je trouve intĂ©ressant de regarder ce que l’on peut temporairement rĂ©duire.

Notamment :

  • l’alcool,
  • le tabac,
  • les aliments trĂšs riches et ultra-transformĂ©s,
  • les excĂšs de sucre,
  • les repas trĂšs copieux rĂ©pĂ©tĂ©s,
  • certaines expositions environnementales que l’on peut facilement limiter.

Concernant le foie, diminuer l’alcool me semble par exemple infiniment plus cohĂ©rent que continuer Ă  boire rĂ©guliĂšrement tout en prenant parallĂšlement des ampoules « dĂ©tox foie ».

Moins spectaculaire, mais assez logique !

đŸš¶â€â™€ïž Le mouvement fait aussi partie de l’équation

En naturopathie, on parle beaucoup de circulation et d’élimination.

Du cĂŽtĂ© de la physiologie, on connaĂźt surtout les nombreux bĂ©nĂ©fices mĂ©taboliques de l’activitĂ© physique.

Marche, renforcement musculaire, Pilates, yoga, vélo


Tout mouvement régulier contribue à notre santé globale.

Donc avant de chercher la cure parfaite, remettre une paire de baskets peut dĂ©jĂ  ĂȘtre une excellente idĂ©e.

😮 Stress et sommeil : les grands oubliĂ©s

On peut manger tous les brocolis du monde et prendre la meilleure infusion de chardon-Marie


Si l’on dort cinq heures par nuit, que l’on est stressĂ© en permanence et que l’on ne s’accorde jamais de pause, difficile de parler rĂ©ellement d’hygiĂšne de vie.

C’est aussi ce que j’aime dans la vision globale de la naturopathie : ne pas isoler un organe du reste de la personne.

Digestion, sommeil, stress, alimentation, activitĂ© physique et environnement s’influencent mutuellement.

Une « dĂ©tox » ne devrait donc pas seulement ĂȘtre une affaire de foie.

đŸ” À quoi ressemble ma vision d’une cure dĂ©tox aujourd’hui ?

Beaucoup moins à une privation qu’autrefois.

Pendant deux ou trois semaines, j’aime plutît revenir à quelques bases :

  • beaucoup de lĂ©gumes diffĂ©rents,
  • des crucifĂšres plusieurs fois par semaine,
  • suffisamment de protĂ©ines,
  • davantage de fibres,
  • des fruits entiers,
  • de bonnes huiles et quelques olĂ©agineux,
  • beaucoup d’eau et des infusions,
  • peu ou pas d’alcool,
  • moins de produits ultra-transformĂ©s,
  • de la marche tous les jours,
  • du renforcement musculaire,
  • un sommeil plus rĂ©gulier.

Et Ă©ventuellement une plante ou un complexe choisi en fonction de mes besoins, plutĂŽt qu’une accumulation automatique de produits estampillĂ©s « dĂ©tox ».

C’est beaucoup moins spectaculaire qu’une cure de jus.

Mais aussi beaucoup plus proche de ce que j’entends aujourd’hui par soutenir naturellement son organisme.

🌿 Alors, la dĂ©tox : utile ou marketing ?

Probablement un peu des deux, selon ce que l’on met derriùre ce mot.

Non, notre organisme n’a pas besoin d’un produit miracle pour commencer soudainement Ă  Ă©liminer ses dĂ©chets : il possĂšde dĂ©jĂ  des systĂšmes de biotransformation et d’élimination extrĂȘmement sophistiquĂ©s.

Mais cela ne signifie pas non plus que notre alimentation, notre statut nutritionnel, notre mode de vie ou notre environnement n’ont aucune influence sur son fonctionnement.

C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que la naturopathie, la micronutrition et certaines approches de mĂ©decine fonctionnelle me semblent intĂ©ressantes : non pas pour remplacer les mĂ©canismes naturels de l’organisme, mais pour rĂ©flĂ©chir Ă  la maniĂšre de leur offrir le meilleur environnement possible.

La nuance est importante.

Ma dĂ©tox idĂ©ale n’est donc plus une punition aprĂšs des excĂšs.

C’est plutĂŽt une pĂ©riode oĂč je prends un peu plus soin de mon alimentation, de mon sommeil, de mon activitĂ© physique et de ma digestion et oĂč, lorsque cela me semble pertinent, je m’appuie sur certaines plantes ou certains micronutriments.

Pas pour « purifier » mon corps en quelques jours.

Mais pour accompagner les mĂ©canismes qu’il utilise naturellement, jour aprĂšs jour.

💬 Et vous ?

Êtes-vous adeptes des cures dĂ©tox aux changements de saison ?

Plantes, alimentation plus lĂ©gĂšre, rĂ©duction de l’alcool, complĂ©ments, infusions
 qu’est-ce qui vous fait rĂ©ellement du bien ?

Et votre façon d’aborder la dĂ©tox a-t-elle Ă©galement Ă©voluĂ© avec le temps ?

⚠ Les informations prĂ©sentĂ©es dans cet article ont une visĂ©e informative et de bien-ĂȘtre et ne remplacent pas l’avis d’un mĂ©decin ou d’un professionnel de santĂ©. Les plantes et complĂ©ments alimentaires peuvent prĂ©senter des contre-indications ou interagir avec certains traitements. En cas de maladie, de symptĂŽmes persistants ou de traitement mĂ©dicamenteux, demandez conseil avant de commencer une cure.

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📚 Sources & pour aller plus loin

  • European Medicines Agency – Artichoke leaf (Cynarae folium) : monographie europĂ©enne consacrĂ©e notamment Ă  l’usage traditionnel de la feuille d’artichaut dans certains troubles digestifs.
  • European Medicines Agency – Milk thistle fruit (Silybi mariani fructus) : monographie europĂ©enne consacrĂ©e au chardon-Marie et Ă  son usage traditionnel en phytothĂ©rapie.
  • European Medicines Agency – Dandelion (Taraxacum) : monographies europĂ©ennes consacrĂ©es aux usages traditionnels du pissenlit.
  • NCCIH – Milk Thistle: Usefulness and Safety : synthĂšse des connaissances disponibles sur le chardon-Marie et la silymarine.
  • Institute for Functional Medicine – Supporting Liver Function With Nutrition : approche nutritionnelle de la biotransformation hĂ©patique, des phytonutriments et des facteurs environnementaux.
  • Cruciferous vegetable feeding alters UGT1A1 activity in humans : Ă©tude sur l’influence de la consommation de lĂ©gumes crucifĂšres sur certaines enzymes de conjugaison.
  • Syndicat des Professionnels de la Naturopathie – La dĂ©toxification en naturopathie : prĂ©sentation de l’approche naturopathique des Ă©monctoires, du drainage et de la dĂ©toxification.
  • Laboratoires Nutri&Co, Sunday Natural et OligosantĂ© : composition et informations techniques des complĂ©ments citĂ©s dans cet article.

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